Exact, les absents ont eu tort ! nous avons une fois de plus bénéficié d'une fenêtre météo très favorable.
A 7h00 nous étions 7 à Corlier : Laurent, Jean-Pierre Dumoulin, Alain Goy, OLivier Grimand, Jean Traggiai, Pascal Venet (connu sur ce forum sous le pseudo de Spader) et moi même.
Au nord les nuages noirs de la nuit s'évacuent. La route vient d'être lavée pour nous. Il fait bon rouler avec maillot court, manchettes et coupe-vent. Allure d'échauffement par le val de Cléon, col du Cruchon, Corcelles, Brénod, col de la Cheminée. A partir de là, cap au sud sous le soleil et face au ciel bleu pour une descente tranquille du Valromey. A Artemare nous pénétrons dans la brume des marais de Lavours qui nous englobe jusqu'à Culoz que nous atteignons un peu avant 9h00. Arrêt pipi, pose des coupe-vent. Nos 31 km/h de moyenne jusque là s'apprètent à fondre dès la rampe de sortie du village. C'est parti pour 18 km de grimpette. La brume du bas nous protège du soleil dans la pierraille des vignes, et quelques lacets plus hauts nous émergeons au soleil.
Afin de ne pas poireauter trop longtemps au sommet, les plus costauds font quelques aller retour pour aller rechercher l'ami Laurent qui monte à son rythme avec un braquet manifestement trop gros pour cette pente (il a prévu une roue libre de VTT pour le 2 juillet).
A l'avant, le Championnat de la Montagne de St Jean de Niost se joue serré entre Spader et Jean.
Au sommet

sous le soleil et inhabituellement très peu venté, regroupement général, avant d'attaquer la descente sur Lochieu (on dirait que ça grimpe aussi par ce côté ! on verra ça dans 6 semaines) puis Champagne en Valromey.
Les premières crampes se font sentir dans les jambes d'Olivier, qui profite d'un arrêt au stand mécanique de Jean-Pierre pour commencer en tête et à son rythme la montée du Col de la Lèbe. Grimpée tranquille pour tout le groupe avec cependant les jambes de certains qui commencent à envoyer des messages douloureux. Le retour par Cormaranche, Hauteville et le col de la Berche n'est presque plus qu'une formalité roulante, sauf pour Olivier dont les jambes crient grâce.
A 13h15, nous sommes de retour à Corlier après 120 km comme prévu. Belle ballade dont le genre est à renouveller de temps en temps pour nous sortir de nos virées habituelles.
Il reste six semaines avant le 2 juillet, il faut les mettre à profit pour enchaîner les dénivelées. C'est la capacité à reprendre une, deux ou trois ascensions après quelques kilomètres de descente qui fera la différence le jour J.
